14/02/2012

Whitney, I will always love you (ouh ouh ouh)



Même si je pense que tout le monde ici le sait déjà, je vais le rappeler au cas où : Whitney Houston est morte. Dans une baignoire, à la Claude François. Paix à son âme. 

Enfin bref, je pense que chacun a du entendre les classiques de la diva américaine depuis hier dans les différents médias, donc je me permettrai de ne pas en mettre sur ce post. Si beaucoup ont mentionné sa voix exceptionnelle autant que ses addictions apparues au début des années 2000, je pense que beaucoup ont oublié de dire que Whitney avait été la matrice de la pop star actuelle. D'abord mannequin, comme beaucoup de chanteuses aujourd'hui choisies pour leur physique de poupée, elle a joué tout au long de sa carrière sur la qualité de sa voix plutôt que sur des prises de risques artistiques. Tout cela nous rappelle évidemment les Mariah Carey, Rihanna, Beyoncé et consorts... Preuve de cette influence, toutes ces personnes citées ont rendu hommage à la feu Houston, surement autant par sincérité que par intérêt, ces stars sachant bien que leurs tweets seraient repris dans les médias...

12/02/2012

Une chronique complètement épique!

                Nombre d'entre vous connaissent sans doute l'artiste au talent inégalé que je vais présenter aujourd'hui. Ses prestations sont telles, que des dizaines de millions de youtubeurs ont déjà pu se repasser en boucle ses exploits inoubliables datant de bientôt 2 ans, lors du live qui l'a enfin mis en lumière aux yeux du public mondial.
Petit jeu : essayez donc de deviner de qui il s'agit grâce aux indices (véridiques) suivants : -Il est né dans la charmante bourgade de Tiraspol, mais a aujourd'hui bien évolué dans sa carrière puisqu'il s'offre désormais le luxe de posséder un  3-pièces (3!!!) en plein centre de la florissante agglomération de Chisinau.
-Comme tout grand homme de scène, il cite comme principales influences des artistes torturés au destin complexe et douloureux, je veux bien sur parler de David Guetta et DJ Tiesto.
-C'est sans doute sa phobie incontrôlable des dentistes, plus connue sous le nom de dentophobie, qui l'a poussé à choisir un instrument cachant sa dentition sur scène. Parce que des chicots jaunâtres ça attire pas vraiment les meufs.
-Son corps de rêve a été taillé de la sorte par une pratique régulière de son sport préféré : Le ping-pong.
Si avec toutes ces informations d'une pertinence extrême vous n'avez pas découvert de qui il s'agit, vous n'êtes pas encore un vrai fan de...Epic Sax Guy!!! Le joueur de Saxophone du groupe Moldave à l'eurovision 2010
         
     Attention : A partir de ce point la rédaction de digupmusic a relevé une grande quantité de contenu Saxuel !
                                        Joueurs de hautbois et de clarinette contre-alto s'abstenir.

                Son estocade du bassin, plus Roccosifredienne  que celle d'un jeune puceau sous drogues dures, combinée avec une pratique saxophonique hors de l'espace et du temps (en play-back quoi) a littéralement mis a Sax l'eurovision. La simple vu de ses hanches se mouvant, comme une sorte de fraisage phallique, engendrera d'ailleurs un véritable Baby-boom moldave. Près d'une femme sur 3 et un homme sur 4 ayant assisté à la scène étant tombé enceinte presque instantanément devant une prestation aussi épique. Véritable Saxion d'assaut à lui seul, le Epic Sax Guy (connu auparavant par quelques proches sous un nom ayant beaucoup moins de Sax-appeal : Sergei Stepanov), ne joue pourtant pas seul :
-Deux danseurs dont l'inutilité n'est plus à prouver l'accompagnent dans chacun de ses gestes, mais sans le Sax, ce qui  annule totalement l'épiqueté de leur mouvement de hanche.
-L'autre fondateur du groupe (Sunstroke Project), un violonniste qu'ESG a rencontré à l'armée...Possiblement l'armée Jedi d'ailleurs puisque celui-ci ne trouve rien de mieux à faire que d'utiliser un sabre-laser comme archet, et semble en être très fier, vu la tête d'alien qu'il nous tire pendant toute la performance.
-Deux chanteurs sortis tout droits d'un magazine promo des 3-suisses, qui accomplissent l'exploit inégalable de chanter faux même en play-back.


              Alors, même si beaucoup d'entre vous ne peuvent pas le Saxer, reconnaissons quand même que lorsque la Moldavie crie au scandal, a l'asSaxin, parcequ'elle n'a fini que 22ème du concours, ce n'est pas un Saxrilège, mais bien un appel justifié. De nombreuses vidéos de soutient ont dès lors envahi le Web, beaucoup d'entre elles reprenant sur des durées très longues la performance du Epic Sax Guy, afin que le jury puisse de nouveau se bercer dans cette océan de génie musical.


D'autres encore ont choisi de le mettre en scène dans des remix, parfois très réussi, en des hommages souvent poignants par leur beauté et leur variété.



Epique!

07/02/2012

Ne vous pressez pas, savourez Rush


2112...Voilà un album indispensable, un de ceux que tous les fans de rock complexe, recherché, progressif, se doivent de posséder.
Au début des années 70 cohabitaient dans le paysage musical toute une tripotée de groupes proposant une réelle alternative au rock pur et dur et au hard rock naissant. Leur musique se voulait expérimentale, laissant une large place aux instrumentalisations en tout genre et aux délires conceptuels les plus démesurés. Ainsi était né le rock progressif, sous l'égide de ceux que l'on considère aujourd'hui comme des groupes mythiques : King Crimson, Pink Floyd,Yes,ou encore Magma, tous dissemblables mais partageant une créativité et une imagination sans bornes.
Parallèlement, d'autres groupes de rock plus conventionnel voire même d'allégeance hardrockienne osaient intégrer à leur musique à guitares saturées des parties progressives au travers de textes philosophico-absurdes et de passages atmosphériques : parmi eux et aux alentours de 1975, on peut citer Rainbow (sur "Rising"), Queen (sur "A Night At The Opera"), et bien sûr Rush avec son formidable "2112".

Après trois albums de hard influencés par Led Zeppelin, le trio magique canadien Geddy Lee (basse, chant) - Alex Lifeson (guitares) - Neil Peart (batterie) invente ce que l'on appellera le désormais le hard progressif, savant mélange de hard racé et de progressif inspiré.
Tout est dit dans le premier morceau ("2112"), une fresque conceptuelle faramineuse, longue de 20 minutes, basée sur une nouvelle de la philosophe russe Ayn Rand. Il s'agit d'une histoire futuriste contant la découverte par un homme d'une guitare en l'an 2112, instrument disparu depuis longtemps dans un monde sous l'autorité des terribles prêtres des temples de Syrinx, bien réfractaires à toute forme d'expression, et contrôlant grâce à leurs gigantesques ordinateurs le moindre mouvement, le moindre écart de comportement de la part de leurs concitoyens. On passe ainsi de la joie naïve et béate d'un personnage ne se rendant pas compte de sa situation, au désespoir de ce même homme transformé par sa découverte, et ayant entrevu quelle pouvait être la vie des hommes avant la prise de pouvoir par les prêtres.
Les différents passages de l'histoire sont illustrés à merveille par une musique technique, enjouée, et surtout par les différents tons employés par Geddy Lee, jouant tour à tour le rôle du personnage principal (de la joie à la mort) et des prêtres. Ce morceau génial se décompose en 7 sous-parties; de l'ouverture, cavalcade triomphante et spaciale ("Overture"), au final ("Grand Finale") aux superbes parties de batterie, en passant par la découverte de l'instrument ("Discovery") et le passage lumineux de la chute d'eau, remarquablement illustré par Alex Lifeson, ou encore le passage de la présentation décrivant à merveille l'opposition prêtres/personnage principal en alternant passages puissants, accrocheurs et mélodies simples, légères ("Presentation"). Un morceau fantastique, qui laisse entrevoir tout le talent instrumental du trio (quel niveau !), et qui rappelle parfois le "Tommy" des Who, ou certains morceaux de Supertramp auxquels on aurait ajouté des guitares à la Maiden époque "Killers", bref une chanson géniale définissant véritablement le son et la musique si particulière de ce combo extraordinaire.

Alors bien sûr, après un tel morceau, il est difficile de se contenter des cinq chansons restantes, dont aucune n'atteint les quatre minutes. Pourtant chez Rush, et comme il est de mise avec les tous meilleurs groupes, la qualité est bien présente dans tous les morceaux, et cet album ne fait pas exception à la règle avec encore le très beau "A Passage To Bangkok" sa mélodie envoûtante, et la joie de vivre que respire le morceau, "The Twilight Zone" dont le début rappelle le Thin Lizzy de l'époque "Bad Reputation" (sorti en 1977), "Lessons" et son refrain à la AC/DC, le déprimant "Tears", et pour finir, le vivifiant "Something For Nothing". Un must absolu!

06/02/2012

M.I.A. et Gavras remettent ça

Deux ans après un premier clip polémique déjà réalisé par Romain Gavras (qui avait aussi tourné le dérangeant Stress pour Justice), M.I.A. récidive pour un clip plus correct. Au programme  pétrole, course de voitures dans le désert, armes à feu sont servis sur fond de R'n'B oriental typique de la bad girl d'origine sri lankaise, toujours aussi loin du conformisme américain : 




Et pour la polémique (attention aux âmes sensibles), on remet aussi le premier clip réalisé par Gavras pour la chanteuse : 





05/02/2012

Son of Dave, patriarche du sample

     Son of Dave n'est plus à présenter : imperméable sur les épaules, chapeau vissé sur la tête, cet homme respire les années 30. Mais les apparences sont trompeuses, la musique du Canadien est à des lieues d'un quelconque style vieillot d'avant-guerre. Armé de quelques percussions, d'un harmonica et d'un échantillonneur, Benjamin Darvill, alias Son of Dave, sévit seul sur scène depuis maintenant douze ans, avec pour unique objectif celui de nous démontrer avec succès qu'il est possible de faire des chansons relativement complexes avec peu de moyens mais beaucoup de talent. A l'écoute de ses compositions et à la vue de ses concerts, nul doute, ce multi-instrumentiste, qui a pris ses premiers galons au sein du folk / rock band Crash Test Dummies, n'en est pas dénué.

"Old Times Were Good Times", tiré de son album 03

     Ainsi, depuis 2000, Son of Dave nous délivre à intervalle régulier des petites pépites d'albums, sobrement intitulés 01, 02, 03 et... Shake a Bone ! Comme dans sa musique, mélange de beat-box et de blues, l'artiste cherche à surprendre son public, à l'amuser. Cette quête de la surprise, de l'imprévisibilité prend tout son sens en live, où l'idée de voir une personne assise jouer pendant 1h30 sans ennuyer les spectateurs cesse d'être une utopie. 

     Pour vous montrer l'étendue du talent de SoD, laissez-vous amadouer par cette reprise ambitieuse et de bon goût.

"Harder, Better, Faster, Stronger"

03/02/2012

Bingo pour Django Django



Leur musique sent le soleil, et pourtant ils sont écossais et ont enregistré cet album en restant cloîtrés chez eux pendant 2 ans. Révélation des Transmusicales de Rennes en 2009, le groupe n'avait pas donné de nouvelles depuis ce moment. Mais quand on voit le résultat de l'album, on peut se dire qu'ils ont eu raison de s'isoler de toute pression médiatique, même si ce choix pourrait jouer négativement sur les ventes d'un album qui occupe peu l'espace médiatique entre Lana Del Rey et Leonard Cohen.

Pourtant l'album est de très bonne facture : barré, original, ensoleillé et surtout accrocheur. Epuré comme le dernier opus de Metronomy, il est cependant plus complexe et, malgré deux ou trois clins d'oeil à l’allemand  Kraftwerk,  le groupe crée un univers inédit, sorte d'électro aborigène, brouhaha mélodique de sons et de texture. L'album, porté par les délicieux Wor et Default, aurait aussi bien pu être écrit par des hippies sous acide à Copa Cabana que par des indiens en pleine séance de chamanisme, et sonne autant comme une révélation mystique dans la Vallée de la Mort  au milieu des coyotes que comme la folie qui guette tout pèlerin qui traverse le Sahara. Notons aussi le petit côté arabisant sur la fin de Life's Beach, et de façon plus explicite sur Skies Over Cairo.


Comme vous avez surement pu le remarquer, la musique de Django Django est plutôt difficile à décrire...il ne vous reste donc plus qu'à l'écouter, et j'espère, l'apprécier !

02/02/2012

Born To Die : le verdict



Les premiers titres de Lana Del Rey postés sur la Toile nous avaient promis monts et merveilles pour l'album mais ses performances live nous avaient fait craindre le pire ; Born To Die est-il pour autant un disque au nom prémonitoire ?

Premier contact avec la bestiole : 1 heure de musique. L'effort est plus que louable à l'heure où beaucoup d'artistes ne dépassent pas les 40 minutes à cause de leur incapacité chronique à sortir ne serait-ce que 5 morceaux de qualité sur une même galette. La grande question sera donc de savoir si la controversée Lana tient la distance. En tous cas, la chanteuse met le paquet sur le début de l'album : un véritable carré d'as, composé de ses morceaux les plus entendus (Born To Die, Blue Jeans et Video Games) et du nerveux Off To The Races qui lorgne vers un hip hop bourgeoisement gansta, sorte de mélange - étonnamment réussi ! - entre toutes les superproductions actuelles. Dans ce carré magique, Blue Jeans détonne pour ce qui reste le sommet de l'album, avec un refrain qui rappelle les rythmes lancinants du Wicked Game de Chris Isaak. 



C'est ensuite que le bât commence à blesser : Video Games reste un très bon titre, même s'il ne produit plus l'effet des débuts de la New-Yorkaise. Le reste de l'album est plus orienté hip hop...mais ne possède pas la qualité de Off To The Races : si on retient Diet Mountain Dew, l’envoûtant Dark Paradise et Summertime Sadness (qui sonne comme du Rihanna écoutable), le reste de l'album se noie dans une espèce de soupe r'n'b où tous les morceaux partagent la même recette : des couplets proches du rap, des refrains faussement lyriques, le tout servi sur le même rythme à base caisse claire tous les deux temps. Mais surtout, le disque se termine sur une note très fausse, puisque le dernier titre, Lucky Ones, atteint le summum de l'ennui. Les véritables chanceux sont ceux qui couperont le son avant cet ultime morceau...

Finalement, Born To Die n'est ni la bombe annoncé, ni le déchet pressenti par les critiques. Lana Del Rey n'a pas su se sortir du virus mainstream des années 2000 : des grandes chansons mais pas de grand album. C'est bien dommage, car en rognant les chansons fades et en misant sur une plus grande diversité rythmique, Lana Del Rey et sa voix envoûtante auraient pu signer le premier grand disque de l'année et de sa carrière, déjà menacée par les critiques. Un bon album donc, mais bien trop inégal : pour cette fois, on se contentera des singles.