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26/03/2012

Retropolis





Bon petit post inhabituel : on m'a demandé de parler un peu d'un petit festival à venir sur Paris, organisé par une association étudiante de musique. Ce festival d'un jour, se tiendra le vendredi 13 avril à La Java et, en plus d'avoir une affiche pour le moins stylée, la soirée s'annonce pour le moins alléchante avec une programmation électro deluxe.

Evidemment, je ne suis pas un très grand fan d'électro, mais il faut avouer que les invités apportent une certaine prestance pour la treizième édition de ce festival. En premier lieu, on retrouve Futurecop!, un duo électro qui définit leur musique comme "un voyage dans les rêves, la nostalgie, les 80's, la science-fiction, l'imagination infantile et les licornes". Rien que ça. Le deuxième groupe est bien différent, puisqu'il s'agit des Polonais de Catz'ndogz, créateur du label Pets Recordings et d'une musique techno minimale. Le troisième invité, Jupiter, offre quelque chose de plus spatial avec un groove efficace et un univers délirant, comme le prouve le clip du single Saké. Last but not least, Paris accueillera un DJ de Lisbonne, Louie Cut, qui devrait offrir au public un DJ Set enflammé !





01/03/2012

Kraftwerk plus fort qu'Internet



Alors que Kraftwerk devait créer l’évènement en jouant 8 soirs de suite au MoMA de New York, pour y jouer dans l'ordre leurs 8 albums studios (si on excepte les 3 premiers que les 4 Allemands tentent de virer discrètement de leur discographie...) , le véritable évènement a eu lieu sur la Toile. En effet, de nombreux internautes ont voulu acheter leurs billets en même temps pour le concerts et, magie de la technologie, ont bloqué le serveur du distributeur qui était semble-t-il trop léger. Résultat : les places se sont quand même vendus très vite (en moins d'une heure) mais par...téléphone. Comme quoi, en matière d'électronique, Kraftwerk aura toujours un temps d'avance.


29/12/2011

Suburban War

2011 n'est toujours pas fini et, comme il ne se passe pas grand chose musicalement pendant ces périodes de fêtes, il est encore temps de faire des bilans sur l'année écoulée. Aujourd'hui, je me suis donc demandé quel clip m'avait le plus marqué lors de cette cuvée 2011 ; et la réponse m'est venue naturellement, sans être parasitée par les déhanchements provoquants des Rihanna & Co qui enlèvent une épaisseur à chaque nouveau single... L'heureux élu est le premier single de la jeune carrière du groupe électro Is Tropical, The Greeks


Pour l'anecdote, le film a été tourné dans une banlieue pavillonnaire de Paris... Admirons aussi au passage le jeu d'acteurs des gamins qui ont l'air de s'être pas mal éclatés. Problème : pour visionner leur chef-oeuvre sur YouTube, ils devront attendre d'atteindre l'âge de la majorité...

Le groupe du label Kitsuné a d'ailleurs bien réussi son coup puisque la vidéo avait bien tourné sur le Net, dépassant le million de vues en moins d'une semaine. Malgré le buzz provoqué, il faut bien dire que le premier album (Native To) des trois londoniens est passé inaperçu. Pourtant, le single, comme le clip était vraiment réussi...on pourrait presque croire que faire de l'électro sur un label à la mode ne fait plus vendre...


19/12/2011

Le p'tit Judas en culotte de velours

"Iron Maiden a changé ma vie !". Serait-ce une citation d’un fan inconditionnel pleurant chaque soir de tournée dans les tribunes d’un stade bondé ? De Bruce Dickinson, le chanteur du groupe ? Du disquaire du coin de la rue qui a fait ses 13ème et 14ème mois en vendant les albums de la bête satanique ?.. Vous êtes bien loin de la vérité mes amis, car l’auteure de cette phrase n’est autre que THE Lady Gaga en personne, adoratrice bien connue du heavy metal pionnier.
   Si la « Vierge de Fer » fascine manifestement la star, c’est pourtant un autre groupe fondateur de heavy métal qui vole la vedette en duo avec Gaga sur le Web. Un petit malin travaillant sous le pseudonyme de WaxAudio nous propose en effet un mash-up de Judas, tube international, si ce n’est interplanétaire, de la Lady et du cultissime Painkiller de Judas Priest, un monument incontournable du heavy metal !
  Si vous êtes fan de l’un ou de l’autre, mais pas des deux, vous vous dites probablement que cette vidéo n’est pas faite pour vous. Eh bien détrompez-vous, la claque reçue en sera d’autant plus monumentale! Car c’est bien d’un monument de la vidéo web dont je vous parle ici, où chaque détail a été parfaitement réglé et travaillé, le remix paraît tellement naturel qu’on croirait avoir toujours entendu la chanson chantée de cette manière. La batterie omniprésente de Scott Travis accompagne à merveille le beat enfantin et le voix surproduite de la chanson pop,  tandis les interventions suraiguës de Rob Halford tranchent sans merci à travers les nappes de synthétiseur remixées aux sons des guitares. Rythmiquement tout est parfait, retouché au minimum syndical pour un résultat d‘une propreté époustouflante. Un juste milieu semble avoir été trouvé entre la House-Music et le Métal en distordant seulement légèrement les parties à dominante Gaga et un peu plus les parties à dominante Priest, et ça c‘est tout de même très fort quand on connaît l‘aversion générale des fans de l‘un des styles pour l‘autre.
    La vidéo est loin de faire tache dans cet océan de qualité musicale, au contraire, elle sublime cette chose improbable, en étant encore une fois parfaitement rythmée, et en nous montrant tout le kitsch des deux artistes, différents mais au fond si trashement semblables. Le visage haineux de Rob et celui inexpressif, royal, de Gaga ainsi que les jeux de lumières très variés résultent en une vidéo dont on se refuse à perdre la moindre miette. D’autant que ce n’est pas tout les jours que vous verrez les prêtres de Judas headbanger au rythme d’une chanson pop !
   Qu’on se le dise : Oh oh oh i’m in love with Judas (PRIEST) ! Et vous le serez bientôt aussi !

12/12/2011

Les albums de 2011 : The English Riviera


Après un deuxième album qui leur avait permis de devenir un des groupes hype de l’électro en 2008, les quatre Anglais étaient de retour en studio cette année. Les quatre Anglais ? Et oui, car la grande nouveauté du cru Metronomy ce cette année, c’est la composition du groupe qui change. A nouveaux membres, nouveau style ? En effet, ce disque est différent des précédents enregistrements de la bande ; toujours mené par le très talentueux Joseph Mount, le groupe recueille en son sein une âme féminine, la batteuse Anna Prior et aussi un nouveau bassiste.

Première surprise : les chansons de The English Riviera sont beaucoup moins nerveuses, moins dansantes que les précédents enregistrements du groupe : tous les morceaux présents sont ici pour  nous caresser les oreilles, avec des claviers chaleureux et très peu de distorsion : même l’inquiétant She Wants se transforme le temps de nous offrir des refrains apaisants. Cette douceur subite  provient certainement de la présence féminine nouvelle. On peut en débattre mais devant la qualité de l’album, on ne va pas s’en plaindre ; les mélodies, qui ont été épurées au maximum afin de n’en tirer que la substantielle moelle, restent accrocheuses et très travaillées.




Metronomy fait donc du neuf mais sans renier le labeur effectué sur leurs précédents opus, notamment sur le dernier titre – Love Underlined – avec ses claviers plus rugueux et son rythme électro d’éclopé. Derrière le single The Look, avec son clip très réussi et un sommet lyrique l’album recèle de trouvailles mélodiques : l’entêtant The Bay, un des morceaux les plus addictifs avec sa ligne de basse punchy, ou encore l'enivrant Corinne qui narre les désespoirs amoureux du narrateur (-chanteur ?).




The English Riviera, en plus d’être un album de qualité, a le mérite de bien porter son nom : ses chansons ont été idéales pour accompagner nos journées de détente à la plage de cet été. Quant à ceux qui n’avaient écouté le disque à ce moment là…n’attendez pas l’été prochain pour vous y (re)mettre !