Internet est souvent vu comme l'ennemi de la musique (vous savez, cette histoire de téléchargement illégal...) mais avec la culture geek, on peut s'attendre à tout. Aujourd'hui, c'est un grand classique d'Internet qui se met à la musique : le LOL-CAT. Parce que sur la Toile, le chaton est aussi culte que mignon, tout est permis. La preuve en images, avec une histoire alternative du rock :
Nombre d'entre vous connaissent sans doute l'artiste au talent inégalé que je vais présenter aujourd'hui. Ses prestations sont telles, que des dizaines de millions de youtubeurs ont déjà pu se repasser en boucle ses exploits inoubliables datant de bientôt 2 ans, lors du live qui l'a enfin mis en lumière aux yeux du public mondial.
Petit jeu : essayez donc de deviner de qui il s'agit grâce aux indices (véridiques) suivants : -Il est né dans la charmante bourgade de Tiraspol, mais a aujourd'hui bien évolué dans sa carrière puisqu'il s'offre désormais le luxe de posséder un 3-pièces (3!!!) en plein centre de la florissante agglomération de Chisinau.
-Comme tout grand homme de scène, il cite comme principales influences des artistes torturés au destin complexe et douloureux, je veux bien sur parler de David Guetta et DJ Tiesto.
-C'est sans doute sa phobie incontrôlable des dentistes, plus connue sous le nom de dentophobie, qui l'a poussé à choisir un instrument cachant sa dentition sur scène. Parce que des chicots jaunâtres ça attire pas vraiment les meufs.
-Son corps de rêve a été taillé de la sorte par une pratique régulière de son sport préféré : Le ping-pong.
Si avec toutes ces informations d'une pertinence extrême vous n'avez pas découvert de qui il s'agit, vous n'êtes pas encore un vrai fan de...Epic Sax Guy!!! Le joueur de Saxophone du groupe Moldave à l'eurovision 2010
Attention : A partir de ce point la rédaction de digupmusic a relevé une grande quantité de contenu Saxuel !
Joueurs de hautbois et de clarinette contre-alto s'abstenir.
Son estocade du bassin, plus Roccosifredienne que celle d'un jeune puceau sous drogues dures, combinée avec une pratique saxophonique hors de l'espace et du temps (en play-back quoi) a littéralement mis a Sax l'eurovision. La simple vu de ses hanches se mouvant, comme une sorte de fraisage phallique, engendrera d'ailleurs un véritable Baby-boom moldave. Près d'une femme sur 3 et un homme sur 4 ayant assisté à la scène étant tombé enceinte presque instantanément devant une prestation aussi épique. Véritable Saxion d'assaut à lui seul, le Epic Sax Guy (connu auparavant par quelques proches sous un nom ayant beaucoup moins de Sax-appeal : Sergei Stepanov), ne joue pourtant pas seul :
-Deux danseurs dont l'inutilité n'est plus à prouver l'accompagnent dans chacun de ses gestes, mais sans le Sax, ce qui annule totalement l'épiqueté de leur mouvement de hanche.
-L'autre fondateur du groupe (Sunstroke Project), un violonniste qu'ESG a rencontré à l'armée...Possiblement l'armée Jedi d'ailleurs puisque celui-ci ne trouve rien de mieux à faire que d'utiliser un sabre-laser comme archet, et semble en être très fier, vu la tête d'alien qu'il nous tire pendant toute la performance.
-Deux chanteurs sortis tout droits d'un magazine promo des 3-suisses, qui accomplissent l'exploit inégalable de chanter faux même en play-back.
Alors, même si beaucoup d'entre vous ne peuvent pas le Saxer, reconnaissons quand même que lorsque la Moldavie crie au scandal, a l'asSaxin, parcequ'elle n'a fini que 22ème du concours, ce n'est pas un Saxrilège, mais bien un appel justifié. De nombreuses vidéos de soutient ont dès lors envahi le Web, beaucoup d'entre elles reprenant sur des durées très longues la performance du Epic Sax Guy, afin que le jury puisse de nouveau se bercer dans cette océan de génie musical.
D'autres encore ont choisi de le mettre en scène dans des remix, parfois très réussi, en des hommages souvent poignants par leur beauté et leur variété.
Chaque année, en janvier, on a le droit à quelques traditions inamovibles : la belle gueule de bois le 1er janvier, la galette des rois et, surtout, en fin de mois, les NRJ Music Awards. Alors évidemment, l'évènement est rodé : arrivée des stars en Hummer, salle magnifique et public chauffé à blanc ; en bref, de l'entertainment pur et dur, ou comment faire du show à l'américaine avec les chansons bretonnes de Nolwenn Leroy.
C'est justement là que le bât blesse. Pour faire très mal. Bien sûr la plupart des artistes savent chanter et faire le show puisque c'est le coeur de leur métier. Mais l'émission, devant tout ce gigantisme, ce grand guignolesque autour d'artistes qui ne font pour la plupart que de suivre des tendances déjà bien ancrées avec l'appui d'une armée de producteurs, a dû mal à créer autre chose que du vide. Il suffit de regarder la prestation de LMFAO, le groupe à tubes de l'année : pas d'instruments sur scène, un chanteur tout sauf charismatique qui ne saute plus qu'il ne chante et un public composée de 3500 groupies qui explose à chaque "let's go" balancé par l'interprète chevelu.
On ne compte plus les blagues ratées des invités venus autant pour remettre des récompenses que pour relancer une carrière qui s’essouffle (Patricia Kaas qui se prend pour Piaf puis Madonna), les discours faussement improvisés des heureux (!) lauréats (voir la grosse cace'dédi de Keen'V, qui pour la première - et la dernière - fois de sa vie gagne quelque chose) et les performances variables des différents protagonistes. A ce sujet, Matt Pokora a chanté "A nos Actes Manqués" pour une performance qui demeurera...un acte manqué.
Côté récompense pas de surprise : entre les habitués (Rihanna, Shakira, Matt Pokora et Shy'm qui aurait aussi dû avoir un trophée dans la catégorie "pouffitude" avec sa robe en sucre glace ) et les petits nouveaux sur-entendus tout au long de cette année (LMFAO, Adele), NRJ a quand même eu la décence de ne pas récompenser le blanc-bec Bieber, qui a lancé le top départ de la soirée sous les cris de jeunes filles en fleur affublées du drapeau canadien...
Au final, on a l'impression d'assister à la même émission depuis 10 ans, avec des stars qui prennent bien soin de remercier NRJ afin que leurs chansons ne dégagent pas de la grille éditoriale de la toute puissante radio... Devant autant de superficialité (c'est fou comme tout le monde aime tout le monde une fois sur scène), on remerciera TF1 de nous avoir bien fait rire une année de plus, de ne pas avoir récompensé Coldplay (une fois n'est pas coutume) après leur dernier opus répugnant et de ne pas avoir avoir invité Colonel Reyel, qui aurait pourtant bien mérité sa place dans ce gotha de la médiocrité. Rendez-vous l'année prochaine !