Après une relative période d'inactivité, nous revoilà pour toujours trouver les musiques rares, que l'on entend plus, ou plus assez. Le morceau d'aujourd'hui n'est pas très vieux, et s'il parle de cyclisme, je n'ai pas pu me permettre d'attendre le début du Tour de France pour vous la poster ; il s'agit de Rimini, chanson hommage des Wampas après le décès par overdose du coureur cycliste Marco Pantani. Pour une fois, les Wampas abandonnent leur punk criard pour faire dans la simplicité et l'efficacité ; pari réussi.
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24/05/2012
01/05/2012
Fête du travail
Aujourd'hui a beau être un jour férié, un nouveau post est pour le moins obligatoire après une semaine plutôt calme... Rendons alors hommage au thème du jour: le travail.
Jeunes rémois élevés à la pop la plus basique, aux choeurs des 60's et au psychédélisme le plus aliénant, The Bewitched Hands nous offre, depuis quelques années un rock subtil mais prenant, à l'image du titre du jour, Work, figure de proue de leur très bon premier opus Birds & Drums. Malheureusement trop méconnus, en espérant qu'un futur disque changera la situation, le groupe est à l'image d'un Reims renouveau sur le plan musical, mené par ce sextuor, Yuksek ou autre The Shoes. Le tout faisant même déclarer au terrible Philippe Manœuvre que Reims était devenu "la capitale française du rock".
13/04/2012
Pour une fois...
En ce moment, on parle beaucoup de morceaux, le "Ghost" de Skip The Use et le "My Name Is Stain" de Shaka Ponk. Si je ne suis pas fan des groupes en général (ce qui ne veut pas dire qu'ils m'insupportent non plus), il faut bien avouer que les deux morceaux sont bien accrocheurs entre les choeurs d'enfants du premier et les gimmicks vocaux répétés par les différentes voix tout au long du deuxième morceau.
Alors évidemment, comme Internet est the place to be pour s'enflammer rapidement, on voit fleurir les commentaires du genre "quand on pense que les deux sont français, on peut dire qu'on sait faire de la musique dans nos belles contrées" (je vous dispense des fautes d'orthographe qui auraient dû se glisser ici et là...). Alors tout d'abord, avant de crier haut et fort "que c'est nous qu'on fait les meilleurs morceaux", rappelons plusieurs choses :
1_ Matt Pokora, Colonel Reyel ou Indochine (pour faire dans le rock) sont français, Johnny est considéré comme un rockeur alors que cela fait 20 ans qu'il chante de la variété sans âme et je pense qu'en général notre pays fait plus de mal à la musique qu'il apporte sa pierre à l'édifice, sauf peut être au niveau de l'électro (Daft Punk, Phoenix, M83...), même si on a vu le mal que pouvait nous faire M. Guetta avec deux doigts sur un clavier.
2_ La dernière fois que la presse (Rock&Folk en tête - pour une fois que les Inrocks n'y sont pour rien, profitons-en) s'était enflammée sur une scène rock émergente en France, c'était pour les "bébés rockeurs" parisiens avec des groupes comme BB Brunes, Naast, les Shades, Second Sex ou les Plasticines. Aujourd'hui, alors qu'on peut juger sur la durer, on se rend compte que les Naast et Second Sex ont disparu, que les Shades et les Plasticines ont sorti un deuxième album dans la plus grande discrétion et que la carrière des BB Brunes s’essouffle maintenant que leurs fans atteignent la majorité.
Bien entendu ce post n'est pas là pour critiquer ce qui se fait en France (quoique...) et puis je peux le dire sans honte, j'apprécie le travail effectué par les Shades ou les Plasticines. Mais attention : avec Skip The Use et Shaka Ponk nous avons à faire à deux groupes du Nord de la France, que personne vienne dire, sous prétexte que deux bons morceaux émergent en même temps, qu'il y a un renouveau de la scène rock française venant de Lille. De plus, et contrairement à leurs confrères parisiens, ces deux groupes ont déjà de la bouteille et leur émergence est, somme toute, due à leur persévérance et non pas à une chance ou un piston bienheureux. Sur ce, je vous laisse apprécier ces deux titres : *
10/04/2012
Les chiots de Perpignan
Ces temps-ci, une fois n'st pas coutume, on retrouve pas mal de rockers français sur le blog et ce post là ne dérogera pas à cette règle temporaire. Les élus du jour sont les Hushpuppies, quintette tout droit venu de Perpignan pour délivrer un rock garage pêchu. Auteurs de trois albums, je ne parlerai pas du dernier (The Bipolar Drift) sorti l'année dernière que je trouve décevant au vu des ambitions développées sur les deux premiers.
Je n'ai pas grand chose à dire sur leur musique, vivante, énergique, emmenée par des singles efficaces, un chanteur qui a envie de crier et un clavier discret ajoutant la subtilité qu'il faut à un genre qui n'est pas forcément coutumier de cette subtilité...
Si le groupe s'est fait remarquer par des chiffres de vente honorables et une place à la radio non négligeable à l'époque de leur premier disque, le parcours du groupe est symptomatique des maux du rock hexagonal et de la frilosité des maisons de disque : pour survivre, malgré leur popularité, les 5 garçons ont vendu deux de leurs titres à des publicités (dont le terrible You're Gonna Say Yeah pour Mennen) et ont dû créer leur propre label pour pouvoir sortir leur dernier album, malgré le succès de leurs précédents opus.
Justement, sur ces deux premiers disques plutôt inégaux, il faut se focaliser sur les singles, puissants : Single, Bad Taste And Gold On The Doors ou encore Moloko Sound Club. Autant de petites perles que je vous laisse écouter sur le champ, après avoir souligné (quand même) le clip très réussi présent ci-dessous :
28/03/2012
Ces chiens là ne dormaient pas dehors
A l'heure où les années 80's ne sont plus qu'un vague souvenir kitsch, éloignons nous de ce qui fut le mainstream de l'époque, abandonnons tous ces riffs joués au synthé pour se concentrer sur un groupe marquant sur la scène rock française (une fois n'est pas coutume). Si le succès n'a jamais vraiment été au rendez-vous, les Dogs sont restés comme une référence pour le rock français, et notamment grâce à un album quasi-parfait, sorti en 1982, le bien-nommé Too Much Class For The Neighbourhood.
Abandonnant avec les tendances des années 80 pour nous offrir un rock garage très sixties, les Dogs n'est pas un groupe de garage comme les autres, en partie parce qu'ils sont français. Originaires de Rouen, dont une place à pris le nom du leader - Dominique Laboubée -, les morceaux des Dogs sont chantés en anglais. La voix de Laboubée, énervée mais contrôlée, reste reconnaissable entre mille grâce à son accent so french.
La place Dominique Laboubée
Emmené par des titres comme Shakin' With Linda ou Too Much Class For The Neighbourhood, l'album brille aussi par sa diversité, le groupe évitant de tomber dans les clichés du rock garage pour allier rock et classe. Aidé par des attitudes très "poseurs" des membres du groupe (comme on peut le constater sur la pochette du disque), le groupe s'était vu reprocher une certaine arrogance. Pourtant, les Dogs avaient raison : ils avaient trop de classe pour leur voisinage, trop de talent pour des Français déjà enivrés par le disco et lassés par le punk. Et, malgré l'hommage de la ville de Rouen rendu à Dominique Laboubée après sa mort en 2002 lors d'une tournée américaine, celui-ci restera sans doute, comme il le chantait, The Most Forgotten French Boy. Mais cela est bien dommage.
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